Sofwave ou fils tenseurs : lequel pour quel relâchement

La question revient dès que l’ovale du visage commence à se relâcher, et les deux réponses sont souvent présentées comme interchangeables. Elles ne le sont pas. Les fils tenseurs et le Sofwave ne font pas la même chose, ne se voient pas au même moment et ne s’adressent pas exactement au même visage. Comprendre ce qui les sépare évite de choisir la mauvaise technique, puis d’être déçu par un résultat qui n’a jamais été promis.

Deux logiques opposées : soutenir ou stimuler

Les fils tenseurs agissent mécaniquement. Des fils résorbables, crantés ou lisses, sont glissés sous la peau pour réorganiser les appuis des tissus. Comme le dit la page du cabinet, l’objectif n’est pas de tirer, mais de repositionner. L’effet est structurel et immédiat.

Le Sofwave ne soutient rien. C’est un appareil à ultrasons non focalisés qui chauffe le derme pour provoquer une lésion thermique contrôlée, laquelle déclenche la fabrication de nouveau collagène et de nouvelle élastine. Rien n’est déplacé, la peau est simplement poussée à se retendre elle-même.

Ce que montrent les études

Un travail publié dans Plastic and Reconstructive Surgery Global Open a mesuré objectivement le maintien des tissus chez cent quarante-trois personnes d’âge moyen quarante et un ans, en comparant les photographies assises et allongées. Le déplacement des tissus de face était de 20,8 chez les non traités, de 20,7 après ultrasons focalisés et de 14,1 après fils tenseurs. La réduction n’était statistiquement significative que dans le groupe fils.

Du côté des ultrasons non focalisés, un essai prospectif paru dans le Journal of Cosmetic Dermatology a suivi quinze patients de quarante à soixante-neuf ans traités sur les sourcils, le sous-menton et le cou, avec un contrôle à trois et six mois. Attention toutefois à ne pas mélanger les familles : l’étude comparative portait sur des ultrasons focalisés, une technologie différente du Sofwave, et ses conclusions ne se transposent pas directement.

Ce que chacun donne, et quand

Avec les fils crantés, soixante à soixante-dix pour cent du résultat sont visibles en sortant, avec des contours plus nets. La suite se construit sur quatre à huit semaines, la peau gagnant en fermeté et en texture. La tenue moyenne varie selon le fil, de douze à dix-huit mois pour les crantés en PDO, de dix-huit à vingt-quatre mois pour le PLCL, de six à douze mois pour les fils lisses.

Avec le Sofwave, il ne se passe presque rien le jour même. L’éclat et la sensation de peau lisse viennent assez vite, mais le raffermissement se structure sur plusieurs semaines et la tenue s’observe couramment jusqu’à douze mois. Une seule séance suffit dans la majorité des cas, une seconde restant exceptionnelle.

Pour qui l’un, pour qui l’autre

Les fils conviennent quand les contours ont bougé et qu’il faut redessiner : ovale, bajoues, tiers moyen, parfois la queue du sourcil. Le Sofwave vise plutôt un relâchement léger à modéré et une peau qui manque de fermeté sans avoir vraiment glissé, y compris sur le cou et le décolleté.

Au cabinet, le Sofwave est tarifé par zone, de 590 euros pour une petite zone comme le regard à 890 euros pour l’ovale, les bajoues et le sous-menton, 790 euros pour le cou seul et 1 290 euros pour le visage entier. Le détail figure sur la page des tarifs. Pour les fils, le devis se fait en consultation, celle-ci coûtant 40 euros et étant déduite du soin s’il est réalisé.

Ce que ni l’un ni l’autre ne fera

Aucune des deux techniques ne retire de peau. Quand l’excès cutané est marqué, la logique devient chirurgicale, et c’est exactement ce qu’indique la page du cabinet sur les fils : ils restent un lifting non invasif, pas une chirurgie. Un médecin qui promet un résultat de lifting avec des fils ou des ultrasons vend une illusion.

Il faut aussi accepter que les deux soient réversibles par nature. Les fils se résorbent, le collagène induit par les ultrasons vieillit comme le reste. Ce sont des gestes d’entretien, à répéter, pas des solutions définitives. Les associer a du sens dans certains cas, les fils redonnant l’appui et les ultrasons entretenant la qualité du tissu, mais cela se décide après examen, pas par principe.

FAQ : Sofwave ou fils tenseurs

Grossesse et allaitement, infection ou lésion active sur la zone, implants métalliques dans la zone traitée et certaines maladies auto-immunes conduisent à reporter ou à écarter la séance. L’examen préalable sert précisément à les rechercher.

Ils sont plus invasifs, avec ecchymoses, œdème et sensations de tiraillement pendant quelques jours. Un fil peut être perçu sous la peau ou provoquer une irrégularité, généralement transitoire. Le geste dépend beaucoup de l’expérience de l’opérateur.

Oui, et c’est parfois la meilleure option : les fils redonnent l’appui, les ultrasons travaillent la qualité du tissu autour. Cette association se décide après examen, en respectant un délai entre les deux gestes.

Les fils, sans hésitation. Soixante à soixante-dix pour cent du résultat sont visibles immédiatement, là où le Sofwave demande plusieurs semaines avant de montrer son effet raffermissant.

Les fils tiennent de douze à vingt-quatre mois selon leur nature, les lisses moins longtemps que les crantés. Le Sofwave s’observe couramment jusqu’à douze mois. Dans les deux cas, l’entretien fait partie du protocole.

Non. Ces techniques améliorent un relâchement débutant à modéré. Dès qu’il existe un vrai excès de peau, seule la chirurgie retire ce qui est en trop, et le dire clairement fait partie du travail du médecin.

Article rédigé par l’équipe médicale du NY Center, Rouen.

Dr Nathan Yadun, médecin laseriste et médecin esthétique, diplômé du DIU Européen des lasers médicaux (Faculté de médecine Paris Descartes), membre du CNME, du SNME et de l’AFME, plus de 20 ans d’expérience en médecine esthétique et laser. Ordre des Médecins de la Seine-Maritime N°76/11320 – RPPS 10001965929. Profil LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/dr-nathan-yadun-051a455b.

Dr Flavien Barbier, médecin esthétique et laseriste, titulaire d’un DES de médecine générale (Faculté de médecine de Rouen) et du DU « Les lasers médicaux à visée esthétique » (Université Paris Cité), membre de la SOFMMAA, du SNME et du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique. Ordre des Médecins de la Seine-Maritime N°76/15242 – RPPS 10101612454.

Sources

  • Nakao T, Matsui C, Okumura T, et al. Posture-based Assessment: Thread Lift Versus High-intensity Focused Ultrasound in Asians. Plastic and Reconstructive Surgery Global Open. 2025;13(10):e7197. PMID : 41142878.
  • Gold MH, Biron J. Efficacy and safety of high-intensity, high-frequency, non-focused ultrasound parallel beams for facial skin laxity. Journal of Cosmetic Dermatology. 2024;23(1):117-123. PMID : 38031530.

Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Seul un examen permet de dire si un relâchement relève des fils, des ultrasons, des deux, ou d’un avis chirurgical.

Nathan Yadun Center - Conformité RGPD
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.