Fesses qui tombent : muscle, peau ou volume, et ce qui agit sur chacun

Des mois de squats et de fentes, un fessier objectivement plus ferme au toucher, et pourtant la silhouette n’a pas changé de profil. C’est la plainte la plus fréquente sur cette zone, et elle vient d’une confusion : sous l’expression fesses qui tombent se cachent trois problèmes distincts, qui ne répondent pas aux mêmes traitements.

Trois causes distinctes sous un même mot

La première est musculaire. Le grand fessier est le plus gros muscle du corps, et sa fonte donne un galbe plat, un volume qui s’efface vers le haut. La deuxième est cutanée : la peau de la région perd son élasticité et se relâche, souvent après une perte de poids, et elle plisse au lieu de rester tendue. La troisième est architecturale, c’est le pli sous-fessier, cette attache entre la peau et les plans profonds qui se distend et laisse descendre le volume graisseux au-dessus.

Un repère simple permet de trancher. Debout, contractez fort les fessiers : si le galbe remonte nettement, la commande musculaire est encore là et le muscle est la bonne cible. Si la forme ne bouge pas et que la peau reste plissée pincée entre les doigts, le travail musculaire ne suffira pas.

Ce que la stimulation magnétique fait au muscle

Un champ magnétique de haute intensité provoque des contractions musculaires bien plus intenses que celles d’un exercice volontaire, sans effort et sans charge sur les articulations. Une étude multicentrique publiée dans le Journal of Drugs in Dermatology a traité 75 patients de 22 à 59 ans avec quatre séances de trente minutes. Le score de satisfaction sur l’aspect des fessiers est passé de 13,1 à 18,4 après les séances, puis 18,9 un mois plus tard ; chez les patients les plus insatisfaits au départ, il est monté de 8,7 à 17,3.

Une seconde étude allemande, sur quatorze patients de 23 à 49 ans traités sur l’abdomen et les fessiers, a mesuré à l’échographie deux mois après quatre séances une baisse de 15,7 pour cent du tissu graisseux sous-cutané et une épaisseur musculaire en hausse de 26,1 pour cent. Deux réserves s’imposent : cet effectif de quatorze est très faible, et ces mesures échographiques portent sur l’abdomen, pas sur le fessier. Sur les fesses, ce sont des scores de satisfaction que la littérature rapporte, pas une hauteur mesurée au millimètre.

Ce que le sport fait, et ce qu’il ne fait pas

Le renforcement volontaire fonctionne réellement sur cette zone, contrairement à ce qui se passe sur les bras où le muscle ne soutient pas la peau. Le grand fessier prend du volume, et ce volume repousse le galbe vers le haut. Un programme sérieux reste donc la première chose à faire, et aucun appareil ne dispense de bouger.

Sa limite est ailleurs. Le sport ne retend pas une peau distendue, il ne recrée pas un pli sous-fessier effacé, et il ne fait pas maigrir localement. La stimulation musculaire par champ magnétique à Rouen s’adresse d’abord à ceux dont la commande musculaire profonde est faible ou qui ne peuvent pas charger leurs articulations : une séance découverte est à 50 €, puis les cures vont de 300 € pour six séances à 600 € pour douze.

Quand c’est la peau et non le muscle

Si la peau plisse et garde le pli, aucune contraction ne la retendra. C’est le derme qu’il faut traiter, et la radiofréquence fractionnée du corps y agit par des micro-aiguilles chauffantes qui provoquent une rétraction progressive. Le traitement des deux fesses est facturé 450 €, comme les faces antérieure, postérieure ou externe des cuisses, ou 1 190 € la cure de trois séances, et une consultation préalable à 40 € permet de vérifier l’indication.

L’ordre compte. On travaille le volume et le muscle d’abord, la qualité de peau ensuite, sinon on retend une enveloppe qui va encore changer de forme. Et si la perte de poids est en cours, il est plus raisonnable d’attendre la stabilisation.

Ce qu’aucune de ces techniques ne fera

Aucune ne produit le résultat d’un lifting fessier chirurgical ou d’une augmentation par implants ou par transfert de graisse, gestes que nous ne pratiquons pas. Quand la peau est franchement excédentaire, après une perte de poids importante, c’est la chirurgie qui retire le tissu en trop, et rien d’autre.

La forme de départ compte aussi, et elle ne se négocie pas. La largeur du bassin, l’implantation du pli sous-fessier et la répartition naturelle du volume dessinent une fesse qu’on améliore sans la remplacer par une autre. Promettre le contraire serait malhonnête, et se rendre compte de l’écart après avoir payé plusieurs séances est la façon la plus sûre d’être déçu.

FAQ : fesses qui tombent

Rapidement, personne ne le fait honnêtement. Le renforcement musculaire demande des semaines, et les protocoles de stimulation magnétique évalués dans les études comptent quatre séances avant d’observer un changement, avec un résultat apprécié un mois plus tard.

La sédentarité en premier lieu, la position assise prolongée qui met le grand fessier au repos, puis la perte musculaire liée à l’âge. Une perte de poids rapide fait perdre du muscle en même temps que de la graisse et accentue l’effet.

Le pli sous-fessier est une attache entre la peau et les plans profonds. On peut améliorer ce qui l’entoure, le volume musculaire au-dessus et la tenue de la peau, mais recréer un pli effacé relève de la chirurgie.

Sur la composante musculaire, souvent oui, et c’est la première chose à faire. Sur une peau distendue ou un pli descendu, non : le muscle grossit sous une enveloppe qui, elle, reste relâchée.

Les protocoles publiés reposent sur quatre séances de trente minutes. Au cabinet, les cures vont de six à douze séances selon l’objectif, après une séance découverte, et l’indication se décide en consultation.

Non, et il faut l’entendre avant de commencer. Ces techniques améliorent le galbe et la qualité de la peau ; elles ne retirent pas d’excès cutané et ne créent pas de volume comparable à celui d’un implant ou d’un transfert de graisse.

Article rédigé par l’équipe médicale du NY Center, Rouen.

Dr Nathan Yadun, médecin laseriste et médecin esthétique, diplômé du DIU Européen des lasers médicaux (Faculté de médecine Paris Descartes), membre du CNME, du SNME et de l’AFME, plus de 20 ans d’expérience en médecine esthétique et laser. Ordre des Médecins de la Seine-Maritime N°76/11320 – RPPS 10001965929. Profil LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/dr-nathan-yadun-051a455b.

Dr Flavien Barbier, médecin esthétique et laseriste, titulaire d’un DES de médecine générale (Faculté de médecine de Rouen) et du DU « Les lasers médicaux à visée esthétique » (Université Paris Cité), membre de la SOFMMAA, du SNME et du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique. Ordre des Médecins de la Seine-Maritime N°76/15242 – RPPS 10101612454.

Sources

  • Jacob C, Kinney B, Busso M, Chilukuri S, McCoy JD, Bailey C, Denkova R. High Intensity Focused Electro-Magnetic Technology (HIFEM) for Non-Invasive Buttock Lifting and Toning of Gluteal Muscles: A Multi-Center Efficacy and Safety Study. Journal of Drugs in Dermatology. 2018;17(11):1229-1232. PMID : 30500146.
  • Giesse S. A German Prospective Study of the Safety and Efficacy of a Non-Invasive, High-intensity, Electromagnetic Abdomen and Buttock Contouring Device. The Journal of Clinical and Aesthetic Dermatology. 2021;14(1):30-33. PMID : 33584965.

Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Les études citées portent sur des appareils de stimulation électromagnétique qui ne sont pas tous identiques ; seul un examen permet de dire ce qui relève du muscle, de la peau ou de la chirurgie dans votre cas.

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