Acide hyaluronique dans les lèvres : 0,5 ou 1 ml, combien il en faut vraiment

« Il me faut combien de ml ? » est la question qui ouvre presque toutes les consultations pour une injection des lèvres. La réponse honnête tient en une phrase : une seringue, soit en général 1 ml, suffit à la grande majorité des bouches, et ce n’est pas le volume qui fait un joli résultat. Voici ce que donnent concrètement 0,5 ml et 1 ml, ce que disent les études sur les quantités utilisées, et le seuil à partir duquel on commence à voir le produit plutôt que la lèvre.

Ce que représente 1 ml, en vrai

Un millilitre, c’est le cinquième d’une cuillère à café. Réparti sur deux lèvres, ce volume ne crée pas une bouche nouvelle : il redessine l’ourlet, remonte légèrement l’arc de Cupidon, hydrate une lèvre rouge qui s’est affinée et corrige une petite asymétrie. Sur des photos avant après, la différence est nette pour la personne et discrète pour l’entourage, ce qui est le but recherché le plus souvent.

Un demi-millilitre produit la moitié de cet effet. On le réserve à deux situations : une première injection chez une personne qui veut tester sans s’engager, ou une retouche sur un résultat qui tient encore. Pour une lèvre fine qui veut un vrai changement, 0,5 ml déçoit presque toujours, et on finit par compléter.

Ce que les études utilisent comme volumes

Les essais cliniques donnent un ordre de grandeur utile. Une étude randomisée publiée dans Dermatologic Surgery a traité 180 adultes aux lèvres jugées fines ou très fines, avec jusqu’à 1,5 ml par lèvre, soit un maximum de 3 ml au total. À huit semaines, 93 pour cent des personnes injectées avaient gagné au moins un grade sur l’échelle de volume des lèvres, et le résultat restait visible chez la majorité à six mois.

Une autre étude, sur 225 adultes, comparait deux gels avec une retouche possible après la première séance : 80 pour cent de répondeurs à trois mois, et encore plus de 60 pour cent à un an. Le point important n’est pas le chiffre exact, c’est que ces volumes ont été posés sur des lèvres fines au départ, en une ou deux fois, pas d’un seul coup.

Pourquoi on commence par une seringue, et pas deux

La lèvre gonfle après l’injection et le résultat définitif ne se juge qu’à deux semaines. Poser 2 ml en une séance, c’est décider du volume final les yeux fermés, au moment où la zone est la moins lisible. Une seringue d’abord, un regard à quinze jours, et un complément seulement si le manque est réel : c’est la méthode qui évite la bouche surchargée.

C’est aussi une question de tissu. La lèvre est petite et mobile. Au-delà d’un certain volume, le gel ne trouve plus de place dans la lèvre rouge et déborde vers la lèvre blanche ou vers les commissures : la bouche s’avance, se durcit, perd son dessin. Ce fameux aspect de bec de canard ne vient presque jamais du produit, il vient de la quantité, et il se construit souvent seringue après seringue, sur plusieurs années.

Ce qui compte plus que le nombre de ml

Deux bouches injectées avec le même millilitre peuvent donner deux résultats très différents. Le point d’injection décide de tout : un gel posé dans l’ourlet redessine le contour, posé dans le corps de la lèvre il donne du volume, posé trop en surface il fait des boules, posé sur la lèvre blanche il avance la bouche. La densité du produit compte aussi : les gels conçus pour les lèvres sont souples, ceux conçus pour les pommettes y sont trop fermes.

Enfin, les proportions. Une lèvre inférieure légèrement plus pleine que la supérieure, un arc de Cupidon dessiné sans être pointu, des commissures qui ne tombent pas : c’est ce que l’on regarde avant de décider du volume, pas l’inverse. Vouloir « 1 ml » avant d’avoir regardé la bouche, c’est commander une pointure sans essayer la chaussure.

Ce que l’on fait au NY Center

La consultation sert à regarder la bouche au repos et en mouvement, à écouter ce qui gêne vraiment, et à poser un volume cible. Dans la grande majorité des cas, le médecin propose une seringue, injectée progressivement, point par point, et refuse d’en poser une deuxième le même jour sur une lèvre fine. Le résultat se revoit à quinze jours, une fois le gonflement parti.

Le remodelage des lèvres est facturé 320 euros la seringue, et 230 euros la seringue supplémentaire si un complément est décidé ensemble à la consultation de contrôle. L’acide hyaluronique utilisé est un gel conçu pour cette zone, et son effet tient en général de 8 à 12 mois selon le produit, le volume posé et le métabolisme de chacun.

FAQ : quel volume d’acide hyaluronique dans les lèvres

Redessiner l’ourlet, remonter légèrement l’arc de Cupidon, réhydrater une lèvre rouge affinée et corriger une petite asymétrie. Le changement est net pour la personne, discret pour l’entourage. C’est le volume de départ le plus courant.

Pour une retouche ou une première injection prudente, oui. Pour une lèvre fine qui veut un vrai changement, rarement : l’effet est la moitié de celui d’une seringue et on finit le plus souvent par compléter.

Au NY Center, non sur une lèvre fine. Le résultat ne se juge qu’à quinze jours, une fois le gonflement parti, et poser 2 ml d’un coup revient à décider du volume final sans le voir. Une seringue, un contrôle, puis un complément si besoin.

En général de 8 à 12 mois, selon le produit, le volume posé et le métabolisme. Les lèvres sont la zone la plus mobile du visage, le produit y tient moins longtemps que sur les pommettes.

D’un volume trop important pour la taille de la lèvre, ou d’un gel posé sur la lèvre blanche plutôt que dans la lèvre rouge. Il se construit souvent par accumulation, seringue après seringue, sans qu’aucune séance isolée ait été excessive.

Au NY Center, 320 euros la seringue de remodelage des lèvres, et 230 euros la seringue supplémentaire si un complément est décidé à la consultation de contrôle.

Article rédigé par l’équipe médicale du NY Center, Rouen.

Dr Nathan Yadun, médecin laseriste et médecin esthétique, diplômé du DIU Européen des lasers médicaux (Faculté de médecine Paris Descartes), membre du CNME, du SNME et de l’AFME, plus de 20 ans d’expérience en médecine esthétique et laser. Ordre des Médecins de la Seine-Maritime N°76/11320 – RPPS 10001965929. Profil LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/dr-nathan-yadun-051a455b.

Dr Flavien Barbier, médecin esthétique et laseriste, titulaire d’un DES de médecine générale (Faculté de médecine de Rouen) et du DU « Les lasers médicaux à visée esthétique » (Université Paris Cité), membre de la SOFMMAA, du SNME et du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique. Ordre des Médecins de la Seine-Maritime N°76/15242 – RPPS 10101612454.

Sources

  • Glogau RG, Bank D, Brandt F, et al. A randomized, evaluator-blinded, controlled study of the effectiveness and safety of small gel particle hyaluronic acid for lip augmentation. Dermatologic Surgery. 2012;38(7 Pt 2):1180-1192. PMID : 22759255.
  • Geronemus RG, Bank DE, Hardas B, Shamban A, Weichman BM, Murphy DK. Safety and Effectiveness of VYC-15L, a Hyaluronic Acid Filler for Lip and Perioral Enhancement: One-Year Results From a Randomized, Controlled Study. Dermatologic Surgery. 2017;43(3):396-404. PMID : 28157728.

Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Le volume injecté se décide après examen de la bouche au repos et en mouvement, jamais sur un chiffre demandé à l’avance.

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