Culotte de cheval : pourquoi elle résiste au sport, et ce qui la réduit vraiment

Des années de squats, de fentes et de machines d’abduction, et la zone est toujours là. C’est le motif de consultation le plus fréquent sur le haut des cuisses, et la frustration vient rarement d’un manque d’efforts. Elle vient d’une idée fausse, répétée partout, selon laquelle on peut choisir l’endroit où le corps va puiser sa graisse.

Une répartition, pas un excès de poids

La culotte de cheval désigne l’accumulation de graisse sur la face externe des hanches et du haut des cuisses, à la jonction entre la fesse et la cuisse. Les médecins parlent de stéatomérie. Ce n’est pas un surpoids : c’est une répartition, dictée par les hormones et par la génétique, et c’est pour cela qu’on la retrouve chez des femmes minces dont l’indice de masse corporelle est parfaitement normal.

Cette graisse ne se comporte pas comme celle du ventre. Elle est plus stable, plus difficile à mobiliser par un déficit calorique, et elle est souvent la dernière à partir quand le poids baisse. C’est aussi pour cela qu’un régime affine le visage et la poitrine avant les hanches.

Pourquoi les exercices ciblés ne la délogent pas

Une étude publiée dans le Journal of Strength and Conditioning Research a entraîné onze volontaires, sept hommes et quatre femmes, pendant douze semaines, à raison de trois séances par semaine, sur une seule jambe. Chaque séance comportait entre 960 et 1 200 répétitions de presse à cuisse. À l’arrivée, la masse grasse totale avait bien diminué de 5,1 pour cent, mais pas dans la jambe entraînée : la perte s’était faite sur les bras et le tronc, et l’écart était statistiquement significatif.

Faire travailler un muscle ne brûle donc pas la graisse posée au-dessus. Les fentes et les abductions renforcent et redessinent, ce qui n’est pas rien, mais elles ne choisissent pas où le corps puise. Les programmes vendus comme spécifiques à cette zone reposent tous sur un mécanisme que la physiologie a démenti.

Ce que le froid réduit, et de combien

La cryolipolyse médicale à Rouen ne fait pas maigrir : elle détruit par le froid une partie des cellules graisseuses d’une zone précise, que l’organisme élimine ensuite. Une méta-analyse parue dans Obesity Reviews en 2025, portant sur trente études et 3 158 participants, a mesuré à douze semaines une réduction moyenne du tour de taille de 3,56 cm et de l’épaisseur du pli sus-iliaque de 5,22 mm, pour un taux de satisfaction de 80,4 pour cent.

La même méta-analyse est franche sur les suites, et il faut l’être aussi : engourdissement chez 49,5 pour cent des patients, rougeur chez 44,5 pour cent, œdème chez 30,5 pour cent, douleur chez 28,8 pour cent. Ces effets sont bénins et transitoires, mais ils sont fréquents, et personne ne devrait les découvrir après la séance.

Au cabinet, la séance est facturée 250 € pour une zone et 460 € pour deux zones traitées le même jour, après une consultation initiale à 40 €, déduite du soin si le traitement est réalisé. La température descend à un palier compris entre -3 et -9 °C. Les premiers effets apparaissent en trois à quatre semaines, le résultat devient net entre six et douze semaines.

Quand le problème n’est pas la graisse mais la peau

Une partie de ce que l’on appelle culotte de cheval n’est pas un volume graisseux mais un relâchement de l’enveloppe, avec un aspect capitonné en surface. Le repère est simple : si la zone se pince en épaisseur et reste ferme, c’est de la graisse ; si la peau plisse et garde le pli, c’est du relâchement. Refroidir la graisse ne changera alors rien à la qualité de la peau.

C’est la radiofréquence à micro-aiguilles qui agit sur le derme. En médecine esthétique à Rouen, le traitement des deux faces externes de cuisses, que la grille tarifaire désigne d’ailleurs sous le nom de culotte de cheval, est facturé 450 €, comme la face antérieure ou la face postérieure, les racines de la face interne 350 € et les deux genoux 270 €. Une cure de trois séances sur ces mêmes faces revient à 1 190 €. Les deux approches se combinent souvent, dans cet ordre : le volume d’abord, la qualité de peau ensuite.

Ce qu’aucune technique ne promettra

Aucune de ces méthodes ne supprime une culotte de cheval. Elles en réduisent le volume et en corrigent l’aspect, sur une morphologie qui, elle, ne bouge pas : la largeur du bassin et la façon dont votre corps stocke ne se négocient pas. Une patiente qui vient chercher des cuisses parfaitement droites repartira déçue, quel que soit l’appareil.

Deux limites méritent d’être connues. Quand l’excès de peau est important, après une grossesse ou une perte de poids majeure, seule la chirurgie retire le tissu en trop, et nous ne la pratiquons pas. Et si les cuisses sont douloureuses à la pression, gonflent en fin de journée alors que les chevilles restent fines, il peut s’agir d’un lipœdème, qui relève d’un diagnostic médical et d’une prise en charge différente.

FAQ : culotte de cheval

C’est un dépôt de graisse localisé sur la face externe des hanches et du haut des cuisses, appelé stéatomérie. Il s’agit d’une répartition de la graisse, pas d’un excès de poids, ce qui explique qu’il existe aussi chez des femmes minces.

Principalement les hormones et la génétique, qui orientent le stockage vers les hanches et les cuisses chez la femme. La puberté, une grossesse ou une contraception peuvent la faire apparaître ou l’accentuer, sans qu’il y ait de faute alimentaire.

Aucun ne la vise spécifiquement. L’activité physique fait baisser la masse grasse globale, dont une partie viendra des cuisses, mais l’entraînement localisé ne déloge pas la graisse de la zone travaillée, comme l’a montré l’étude sur douze semaines citée plus haut.

Oui, et c’est fréquent. Cette graisse-là est la plus stable de l’organisme, elle résiste au déficit calorique et reste visible sur des silhouettes fines. C’est d’ailleurs la situation où les techniques localisées se justifient le mieux.

Une zone se traite en une séance, et le résultat s’apprécie entre six et douze semaines, photos à l’appui. Une seconde séance sur la même zone ne se discute qu’à ce moment-là, une fois l’effet de la première réellement mesuré.

Les cellules graisseuses détruites ne se reconstituent pas, mais celles qui restent peuvent grossir en cas de prise de poids. Le résultat tient donc si le poids reste stable, et il se dégrade sinon.

Article rédigé par l’équipe médicale du NY Center, Rouen.

Dr Nathan Yadun, médecin laseriste et médecin esthétique, diplômé du DIU Européen des lasers médicaux (Faculté de médecine Paris Descartes), membre du CNME, du SNME et de l’AFME, plus de 20 ans d’expérience en médecine esthétique et laser. Ordre des Médecins de la Seine-Maritime N°76/11320 – RPPS 10001965929. Profil LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/dr-nathan-yadun-051a455b.

Dr Flavien Barbier, médecin esthétique et laseriste, titulaire d’un DES de médecine générale (Faculté de médecine de Rouen) et du DU « Les lasers médicaux à visée esthétique » (Université Paris Cité), membre de la SOFMMAA, du SNME et du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique. Ordre des Médecins de la Seine-Maritime N°76/15242 – RPPS 10101612454.

Sources

  • Ramírez-Campillo R, Andrade DC, Campos-Jara C, Henríquez-Olguín C, Alvarez-Lepín C, Izquierdo M. Regional fat changes induced by localized muscle endurance resistance training. Journal of Strength and Conditioning Research. 2013;27(8):2219-2224. PMID : 23222084.
  • Ravindran R, Pizzol D, Rahmati M, et al. Cryolipolysis and associated health outcomes, adverse events, and satisfaction: A systematic review and meta-analysis. Obesity Reviews. 2025;26(8):e13925. PMID : 40211915.

Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Seul un examen permet de dire ce qui relève de la graisse, de la peau ou d’un autre diagnostic, et si une technique est indiquée dans votre cas.

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