Poignées d’amour sans chirurgie : ce que le froid retire vraiment

Les poignées d’amour, c’est le bourrelet qui déborde de la ceinture sur les flancs, au-dessus des hanches. Il résiste aux abdominaux et aux régimes, et c’est l’une des zones les plus demandées en cryolipolyse. Avant de refroidir quoi que ce soit, il faut savoir ce que le froid retire réellement, en millilitres, et ce qu’il ne retire pas.

Une réserve que le corps garde en dernier

Les flancs sont une zone de stockage privilégiée, surtout chez l’homme, dont la graisse se dépose sur le ventre et les hanches plutôt que sur les cuisses. Chez la femme, la répartition se déplace vers cette zone avec les années. La génétique et les hormones décident de l’endroit, pas la volonté.

Cette graisse est sous la peau : elle se pince entre deux doigts, en épaisseur. C’est ce qui la rend accessible au froid. Un ventre dur, impossible à pincer, correspond à une graisse profonde, derrière les muscles, que ni le froid ni une canule n’atteignent.

Pourquoi les abdominaux obliques ne les délogent pas

Un muscle qui travaille ne brûle pas la graisse posée au-dessus de lui : il puise dans les réserves de tout le corps, dans un ordre que l’on ne choisit pas. Les obliques renforcent la taille et améliorent la posture, ce qui n’est pas rien, mais ils ne décident pas où la graisse part. Un régime, lui, affine, et les flancs sont souvent la dernière zone à suivre.

Ce que le froid retire, mesuré en millilitres

La cryolipolyse refroidit un pli de graisse à travers la peau, les cellules graisseuses meurent, puis l’organisme les élimine sur plusieurs semaines. Une étude du Massachusetts General Hospital, publiée en 2014 dans Lasers in Surgery and Medicine, a mesuré ce que cela représente : 11 patients ont été traités sur un seul flanc, l’autre servant de témoin, et la zone a été photographiée en trois dimensions.

À deux mois, le flanc traité avait perdu 56 ml de graisse contre 17 ml du côté non traité, soit 40 ml attribuables au froid après une seule séance, l’équivalent de deux à trois cuillères à soupe. Le pli cutané était passé de 45,6 à 38,6 mm, et 82 % des patients se disaient satisfaits. C’est le chiffre à garder en tête : sur un bourrelet modéré, 40 ml se voient dans un pantalon ; sur un bourrelet épais, ils ne font qu’entamer le volume.

Ce que disent 518 patients traités en Europe

Une étude menée dans des cabinets de Belgique et de France, publiée en 2013 dans Dermatologic Surgery, a suivi 518 patients. Aucun effet indésirable significatif n’a été rapporté, 96 % jugeaient la gêne minime ou tolérable, et l’épaisseur du pli de graisse avait diminué de 23 % à trois mois. Le ventre, le dos et les flancs étaient les zones qui répondaient le mieux, avec une amélioration constatée par le médecin chez 86 % des patients.

La même étude dit aussi ce qu’il faut entendre : 73 % des patients étaient satisfaits, donc un sur quatre ne l’était pas. Le froid affine un bourrelet localisé chez une personne au poids stable ; il ne fait pas maigrir, ne retend pas une peau relâchée, et une augmentation paradoxale du volume traité, rare, doit être connue avant de se décider.

Comment cela se passe au cabinet

Au NY Center, la consultation à 40 euros, déduite du soin s’il est réalisé, sert à pincer le pli, examiner la peau et écarter les contre-indications : grossesse, hernie non traitée, maladies liées au froid comme le phénomène de Raynaud, atteinte cutanée active. Les deux flancs peuvent se traiter le même jour ; la séance dure de 45 minutes à une heure, sans anesthésie ni éviction sociale. Le nombre de zones fixe le prix, qui figure sur la page des tarifs et se confirme en consultation.

Une rougeur, une sensibilité ou un engourdissement passagers suivent la séance. Une première évolution apparaît vers trois à quatre semaines, le résultat devient net entre six et douze semaines et se juge à trois mois ; une à trois séances sont indiquées selon le volume, et une séance supplémentaire sur la même zone bénéficie alors d’une remise de 15 %. Quand le volume dépasse ce que le froid peut faire, nous le disons et nous orientons vers un chirurgien pour une liposuccion.

FAQ : poignées d’amour sans chirurgie

En réduisant leur volume, pas en les faisant disparaître. Un poids stable évite qu’elles grossissent, la cryolipolyse retire une partie de la graisse pincée, et un volume important relève de la liposuccion. Aucune méthode ne change la façon dont votre corps stocke.

Celui qui fait perdre du poids globalement, car aucun exercice ne cible la graisse d’une zone. Les obliques renforcent la taille mais ne brûlent pas le bourrelet posé au-dessus. Les flancs sont souvent la dernière zone à s’affiner quand le poids baisse.

Une répartition de la graisse dictée par la génétique et les hormones : chez l’homme, les réserves se déposent sur le ventre et les hanches, et chez la femme la répartition glisse vers cette zone avec les années. Une prise de poids les accentue, mais on les voit aussi chez des personnes minces.

Oui, c’est l’une des zones qui répondent le mieux : dans l’étude européenne citée, les flancs figuraient parmi les zones les plus améliorées. Il faut attendre un gain d’environ 40 ml de graisse par flanc et par séance, visible sur un bourrelet modéré, insuffisant sur un bourrelet épais.

Une à trois selon le volume, les deux flancs étant traités le même jour. Le résultat se juge à trois mois avant de décider d’une séance supplémentaire sur la même zone.

Les cellules graisseuses détruites par le froid sont éliminées progressivement par l’organisme sur plusieurs semaines, et elles ne reviennent pas. Celles qui restent peuvent grossir en cas de prise de poids, sur les flancs comme ailleurs.

Article rédigé par l’équipe médicale du NY Center, Rouen.

Dr Nathan Yadun, médecin laseriste et médecin esthétique, diplômé du DIU Européen des lasers médicaux (Faculté de médecine Paris Descartes), membre du CNME, du SNME et de l’AFME, plus de 20 ans d’expérience en médecine esthétique et laser. Ordre des Médecins de la Seine-Maritime N°76/11320 – RPPS 10001965929. Profil LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/dr-nathan-yadun-051a455b.

Dr Flavien Barbier, médecin esthétique et laseriste, titulaire d’un DES de médecine générale (Faculté de médecine de Rouen) et du DU « Les lasers médicaux à visée esthétique » (Université Paris Cité), membre de la SOFMMAA, du SNME et du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique. Ordre des Médecins de la Seine-Maritime N°76/15242 – RPPS 10101612454.

Sources

  • Garibyan L, Sipprell WH, Jalian HR, Sakamoto FH, Avram M, Anderson RR. Three-dimensional volumetric quantification of fat loss following cryolipolysis. Lasers in Surgery and Medicine. 2014;46(2):75-80. PMID : 24535759.
  • Dierickx CC, Mazer JM, Sand M, Koenig S, Arigon V. Safety, tolerance, and patient satisfaction with noninvasive cryolipolysis. Dermatologic Surgery. 2013;39(8):1209-1216. PMID : 23639062.

Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale. L’indication d’une cryolipolyse se pose à l’examen du pli et de la peau, et les volumes et pourcentages cités sont des moyennes d’études, pas une promesse de résultat individuel.

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